Sortir du Nucléaire



Communiqué
À diffuser le vendredi 13 septembre  2002 


L’entreposage des déchets hautement radioactifs sur les rives du Lac Huron représentent une menance

Des groupes de citoyens demandent des consultations internationales sur le plan proposé d’entreposage de déchets nucléaire


Ottawa – L’avenir du Complexe d’énergie nucléaire de Bruce est plongé dans la controverse.  La viabilité à long terme de la société Bruce Power, la société responsables des 8 réacteurs de Bruce, a récemment été mise en doute à la suite du quasi-effondrement de la British Energy, la société mère.  Pendant ce temps, Ontario Power Generation (OPG) cherche à obtenir une protection financière d’Ottawa pour aller de l’avant avec ses projets de faire du site de Bruce le plus important dépôt extérieur de déchets radioactifs en Amérique du Nord.

Des représentants de plusieurs organisations d’intérêt public américaines et canadiennes sont à Ottawa, cette semaine, pour dénoncer les efforts d’OPG pour stocker dans des contenants de stockage à sec temporaires, près des berges du lac Huron, d’énormes quantités de combustible nucléaire irradié, reconnues comme des déchets à activité élevée.  Les groupes demandent au gouvernement canadien de suspendre les projets d’OPG pour stocker les déchets à radioactivité élevée à Bruce jusqu’à ce qu’on puisse organiser une série d’audiences publiques transfrontalières extraordinaires sur la question.

« Les installations pour les déchets nucléaires à Bruce sont un accident en attente de se produire », de dire Michael Keegan de la Coalition for a Nuclear Free Great Lakes.  « Ce sera le dépôt extérieur de déchets à activité élevée le plus important en Amérique du Nord, hautement vulnérable aux attaques terroristes, aux désastres naturels et aux accidents inattendus.  Nous vivons à 50 milles seulement de Bruce de l’autre côté du lac et tout incident qui surviendrait à Bruce nous toucherait inévitablement. »

Maria Maybee, la coordonnatrice du Caucus des peuples autochtones des Grands Lacs Unis, fait écho aux craintes de M. Keegan : « Il n’y a pas de frontière pour la contamination radioactive », a-t-elle souligné.  Un incident qui survient à Bruce pourrait contaminer tout le système des Grands Lacs et nuire à 36 millions de personnes.  Les dommages pourraient s’élever à des milliards de dollars. ». »  La Loi sur la responsabilité nucléaire du Canada limite la responsabilité des exploitants des installations nucléaires à 75 millions de dollars.

M. Gordon Edwards, président du Regroupement pour la surveillance du nucléaire, souligne la folie de la Loi sur la responsabilité nucléaire.  « C’est un cas de mise en cause de l’autorité de la chose jugée!  L’argent des contribuables protège l’investissement de ceux qui causent le problème alors que les citoyens assument tous les risques sans bénéficier d’aucune protection financière. »  Kevin Kamps, du Service sur l’information nucléaire et les ressources de Washington, est d’accord.  « Il est ridicule de penser que 75 millions de dollars canadiens couvriraient le coût d’une catastrophe qui surviendrait à Bruce.  La loi ne vise qu’à protéger l’industrie nucléaire.  Et dans tous les cas, il est fort improbable que les Américains soient indemnisés d’une manière quelconque.

Dans le cadre du projet, Ontario Power Generation (OPG) et Bruce Power demandent présentement à la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) de désigner le site de Bruce comme une installation nucléaire distincte en vertu de la Loi sur la responsabilité nucléaire.  Si la CCSN approuve cette désignation, Bruce Power serait exonérée de toute responsabilité en cas d’accident et la responsabilité d’OPG serait limitée à 75 millions de dollars.

En plus du stockage des déchets à haute activité, les installations de Bruce renferment aussi les déchets à radioactivité faible et moyenne des 21 réacteurs d’OPG.   Les déchets nucléaires à haute activité ou le combustible nucléaire irradié est le déchet le plus toxique qui existe sur la terre et il continue d’être dangereux pour des milliers d’années.  À Bruce, ces déchets sont actuellement stockés dans les structures de confinement des bâtiments réacteurs.

Les groupes canadiens et américains contesteront ces projets lors des audiences de la CCSN le vendredi 13 septembre 2002.

Pour Shawn-Patrick Stensil de Sortir du Nucléaire, le désordre financier de British Energy et le problème des déchets radioactifs à  Bruce sont tous des indicateurs de ce qui ne fonctionne pas avec l’industrie de l’énergie nucléaire.  « L’industrie nucléaire ne survivrait tout simplement pas si elle ne bénéficiait pas des subventions gouvernementales.  Nous devons arrêter de renflouer l’industrie et de nettoyer ses dégâts.  Nous devons éliminer peu à peu l’énergie nucléaire pour adopter des alternatives sûres et viables. »

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Pour de plus amples informations, contactez :

Shawn-Patrick Stensil, coordonateur, Sortir du Nucléaire, 613-789-3634 (Ottawa)
M. Gordon Edwards, président, Regroupement pour la surveillance du nucléaire, 514-853-5736 (Montréal)
Elizabeth May, directrice générale, Sierra Club du Canada, 613-241-4611 (Ottawa)


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