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COMMUNIQUÉ
le 6 novembre 1996, À publier immédiatement
Le Canada exporte un échec:
Une nouvelle étude critique sévèrement la vente imminente de réacteurs CANDU à la
Chine
Ottawa --le 6 novembre 1996-- Une étude rendue publique aujourd'hui par la Campagne
contre l'expansion du nucléaire (CCEN) fait valoir que l'exportation de réacteurs
CANDU à la Chine comporte un coût moral très élevé et aucun avantage financier. On
s'attend à ce que Énergie atomique du Canada limitée (ÉACL) annonce la vente de deux réacteurs
CANDU à la Chine d'ici la fin du mois.
L'étude, intitulée Exporter un échec : les coûts liés à la vente des réacteurs CANDU
, a été réalisée par David H. Martin de Nuclear Awareness Project. On y indique que
les ventes au niveau national sont tombées à zéro et que dans le cas de la Chine,
la vente ne fera, au mieux, que récupérer les coûts. Les ventes de CANDU n'arriveront
jamais à couvrir les subventions, qui s'élèvent à 13 milliards de $, que les contribuables
canadiens ont déjà données à ÉACL.
Elizabeth May, directeur général du Sierra Club du Canada, déclare : Nous exigeons
que tous les chiffres sur le financement et les termes de la vente des CANDU à la
Chine soient rendus publics. ÉACL est une société d'État et nous avons raison de
croire que le gouvernement canadien garantirait un prêt de 1,5 milliards de $ à la Chine.
Puisque ce sont les contribuables canadiens qui auront à assumer cette dette si jamais
la Chine manquait à ses engagements, ils sont donc en droit de connaître toute la
vérité .
L'étude démontre que même s'il existe des ententes sur la non-prolifération, la vente
de réacteurs CANDU a le potentiel de contribuer à la production d'armes nucléaires.
La Chine a maintes fois accordé de l'aide à des états en train de fabriquer la bombe atomique. Le gouvernement des États-Unis ne permet pas aux sociétés oeuvrant dans
le domaine du nucléaire de vendre leurs réacteurs à la Chine parce que celle-ci vend
la technologie nucléaire au Pakistan un état qu'on sait être sur le point de produire la bombe , déclare Marc Chénier du
Regroupement pour la surveillance du nucléaire.
L'étude déclare aussi que le coût éthique de la vente des CANDU est trop élevé. La
poursuite de tels contrats de vente a fait que le Canada a fini par abandonner une
véritable et efficace politique de droits humains. Des acheteurs potentiels du CANDU
tels la Chine, l'Indonésie et la Turquie, comptent parmi les pires régimes en ce qui
a trait aux violations des droits humains. Le Canada ne devrait pas leur vendre de
réacteurs nucléaires , déclare Kristen Ostling, coordonnatrice de la Campagne contre
l'expansion du nucléaire.
L'exportation des CANDU est souvent associée à des pots-de-vin, comme le rapporte
le Vérificateur général du Canada. D'après David Martin, la corruption et les CANDU
vont de pair, comme la peste et la pestilence. On a besoin de faire un bon ménage
dans cette industrie; on pourrait commencer par faire la lumière sur les termes de toutes
les ventes de CANDU, les dépenses de marketing et les frais de représentation .
L'étude conclut que lorsqu'il s'agit de vendre un réacteur CANDU, le Canada détourne
le regard en se moquant des principes économiques de base, des violations des droits
humains et de la prolifération des armes nucléaires.
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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez prendre contact avec:
Campagne contre l'expansion du nucléaire (613) 789-3634
Sierra Club du Canada (613) 241-4611
Nuclear Awareness Project (905) 852-0571
Regroupement pour la surveillance du nucléaire (514) 527-2712
Campagne contre l'expansion du nucléaire
cnp@web.net