Communiqué
pour publication vendredi le 29 septembre 2000
La contamination au plutonium coûtera $40 millions aux contribuables
La campagne contre líexpansion du nucléaire (CEN) a appris quíil
en coûterait $40 millions pour démanteler un bâtiment
contaminé au plutonium à Chalk River. Cette nouvelle information
se trouvait dans une note díinformation préparée par Transport
Canada et que la CEN a obtenu par le biais de la Loi sur líaccès
à líinformation.
Le document sous forme de questions-réponses pose aussi la question: «Y a-t-il un lien entre la récente surexposition díemployés díÉACL (Énergie Atomique du Canada, Limitée) au plutonium et le projet díessai expérimental du MOX CANDU à Chalk River?» Líincident dont traite Transport Canada a eu lieu en mai 1999 alors que deux travailleurs sont entrés dans le bâtiment contaminé au plutonium et ont respiré une surdose de poussière de plutonium, même síils portaient des vêtements protecteurs. Des poursuites ont été intentées contre Énergie Atomique du Canada, Limitée par la Commission canadienne de sécurité nucléaire (autrefois la Commission de contrôle de líénergie atomique) et Développement des ressources humaines Canada, du fait de cet incident. Les accusations ò qui sont toujours devant les tribunaux ò comprennent neuf violations du Code du travail du Canada.
Líinstallation contaminée au plutonium, connue sous le nom de Bâtiment 220, a servi à séparer le plutonium du combustible irradié de 1950 à 1957. Il a été construit à Chalk River sous la direction de scientifiques britanniques qui étaient en train de construire la première bombe atomique anglaise. Le premier échantillon de plutonium anglais a été produit à Chalk River, un an avant le premier essai díune bombe atomique par la Grande Bretagne dans les Iles Monte Bello díAustralie en octobre 1952.
Díaprès le Dr Gordon Edwards du Regroupement pour la surveillance du nucléaire, «La surexposition au plutonium de deux travailleurs en mai 1999 démontre quíÉACL nía pas les compétences pour nettoyer la contamination au plutonium à la suite díun accident de transport. Líéquipement de protection díÉACL ne protège même pas les travailleurs, alors on ne parle pas du public et de líenvironnement.
Hier, le 28 septembre, cíétait la Journée internationale pour rejeter le MOX. Plus de 160 organisations partout dans le monde, y compris en Russie et aux États-Unis, ont signé une déclaration (disponible sur demande) qui síoppose à la commercialisation du plutonium. Les dangers díune économie basée sur le plutonium ont été bien identifiés vers la moitié des années å70, alors que líadministration Carter avait rendu illégale líutilisation commerciale du combustible au plutonium aux États-Unis. À ce moment-là (1977), le gouvernement Trudeau avait rejeté une proposition díÉACL de construire un «Centre du combustible» au plutonium de deux milliards de dollars ici au Canada.
Díaprès Kristen Ostling, de la Campagne contre líexpansion du nucléaire, «Líactuelle contamination au plutonium à Chalk River démontre quíil y a un besoin de transparence, un besoin pour quíon soit redevable au public, un besoin pour que le public soit consulté sur toute la question díimportation de plutonium. On ne peut même pas bien síoccuper du plutonium quíon a; on ne devrait pas en importer plus. La facture de $40 millions pour le nettoyage ne représenterait quíune goutte díeau de ce que pourraient être les coûts associés à un programme díimportation de plutonium à grande échelle.»
Renseignements :
Campagne contre l'expansion du nucléaire, 613-789-3634
Regroupement pour la surveillance du nucléaire, 514-489-5118
Campagne contre l'expansion du nucléaire
cnp@web.net