Communiqué
À diffuser le 11 août 2002
 

Énergie atomique du Canada limitée n'est rien qu'il vaut la peine de célébrer


Ottawa — Aujourd’hui David Kilgour, Secrétaire d’État pour l’Asie-Pacifique, pourra voir de première main ce dont des milliards de dollars des contribuables et l’interférence du Cabinet peuvent acheter pour Énergie atomique du Canada limitée. Avec des représentants de l’AECL comme guides, Kilgour visitera deux réacteurs controversés de CANDU en construction à Qinshan en Chine. Il participera aussi aux activités de célébration du 50e anniversaire de l’AECL.

« Je ne vois aucune raison de célébrer », a dit Elizabeth May, Directrice générale du Sierra Club du Canada. « Le gouvernement du Canada a brisé ses propres lois pour construire ces CANDUs et a dû verser un milliard et demi aux Chinois pour que ceux-ci puissent les acheter. Ils sont une insulte à la démocratie canadienne. »

En janvier 1997, le Sierra Club du Canada a lancé une poursuite contre le gouvernement du Canada pour son inaptitude à mener une évaluation environnementale après avoir prêté $ 1.5 milliard à la Chine pour l’achat de deux réacteurs CANDU 600 à Qinshan. Ce $ 1.5 milliard est le prêt le plus important de toute l’histoire du Canada.

Après qu’une note de service du Cabinet fut rendue publique par fuite, dans laquelle on relevait la force de la poursuite menée par le Sierra Club du Canada, l’AECL a demandé d’obtenir le statut d’intervenant. Depuis, les actions de l’AECL ont retardé les procédures judiciaires et ont rendu la pertinence d’une évaluation environnementale de plus en plus discutable étant donné que la construction des réacteurs chinois va bon train.

Shawn-Patrick Stensil, de la Campagne contre l’expansion du nucléaire, a déclaré que les réacteurs de Qinshan sont un autre exemple de comment l’AECL fait des affaires. « L’AECL ne peut subsister sans les dons et l’appui du gouvernement » a expliqué M. Stensil. « Le gouvernement fédéral octroie des subventions à l’AECL pour concevoir les CANDUs puis il paye d’autres pays pour les construire. Cela est dénudé d’une quelconque logique commerciale. »

En 1995, l’AECL a mis sa réputation en jeu et a juré de vendre ‘dix réacteurs en dix ans’. Depuis ce temps, toutes les tentatives de vendre des CANDUs à la Turquie, à la Corée du Sud et à l’Australie ont échouées. Les deux réacteurs en construction à Qinshan sont les seules ventes réussies.

Selon Norm Rubin de Energy Probe, la manière la plus appropriée de commémorer le 50e anniversaire de l’AECL serait de mettre un terme aux subventions fédérales à l’AECL. « Les Canadien-ne-s ne peuvent tout simplement pas se permettre les gaspillages de l’AECL pour un autre 50 années » a-t-il dit.

Énergie atomique du Canada limitée est une corporation de la Couronne qui a reçu plus de 17 milliards de dollars en subventions pendant ses 50 années d’histoire. Le procès au fédéral mené par le Sierra Club du Canada se poursuit.

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Pour de plus amples informations, contactez :

Shawn-Patrick Stensil, coordonnateur, Campagne contre l'expansion du nucléaire, 613-789-3634 (Ottawa)
Elizabeth May, Directrice générale, Sierra Club of Canada, 613-241-4611 (Ottawa)
Norm Rubin, Directeur, Recherche nucléaire, Energy Probe, 416-964-3761 (Toronto)



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